Lait Sain pour le Niger (2005 - 2007)
Contexte général et contraintes
En 2002, le Gouvernement nigérien a entrepris une politique de relance du secteur de lélevage. La promotion de la filière laitière fait partie des programmes prioritaires retenus, en raison notamment du rôle important du lait dans le processus de sécurisation alimentaire. En effet, la consommation de lait a régulièrement baissé depuis les années 1960 (de 168 à 37 litres par habitant et par an) et la production nationale ne satisfait plus que 50% de la demande. Le Niger doit ainsi importer annuellement pour environ 6,6 milliards de FcFA de produits laitiers.
Les efforts réalisés au niveau de la production sont réels et plusieurs projets concourent à appuyer les efforts du gouvernement. C'est notamment le cas des actions de VSF-B (« Appui au Petits Producteurs de Lait de Niamey »-APPLN et « Projet de Mise en oeuvre dun Réseau de Santé Animale et de Conseils de Proximité en Elevage »-PROXEL) et du Projet AZAWAK, tous trois financés par la Coopération Internationale Belge.
Cependant, une partie de la production du bassin laitier de Niamey est mal ou non valorisée en raison de sa mauvaise qualité. Ainsi, la quantité de lait refusée par la laiterie SOLANI pour défaut de qualité est évalué entre 17 et 30% du lait présenté.
Les causes principales de la défaillance qualitative sont:
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Le statut sanitaire médiocre du cheptel (présence de zoonoses telles que la brucellose et la tuberculose, de salmonelloses et de mammites à staphylocoques)
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Les mauvaises conditions de la traite (propreté du pis, des mains du trayeur et du récipient de collecte du lait)
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Les mauvaises conditions de conservation (utilisation abusive d'antibiotiques pour prolonger la durée de conservation du lait)
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Durée excessive du transfert à la laiterie suite à l'absence d'un réseau organisé de collecte et à des conditions peu adaptées du transport
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Fraude pour augmenter le volume de lait livré par addition d'eau (souvent non potable).
Le développement de la filière laitière nécessite donc, en parallèle aux actions d'augmentation de la production, une véritable prise en compte de la maîtrise des risques sanitaires pour améliorer la qualité des produits laitiers et garantir la santé du consommateur. En outre, une meilleure maîtrise de l'hygiène et de la qualité du lait devrait permettre un écoulement plus aisé et plus rémunérateur de la production.
Objectif général et spécifique
L’action « Lait sain pour le Niger » a pour objectif spécifique d’améliorer la qualité du lait commercialisé sur le marché de Niamey et d’assurer une meilleure rémunération des producteurs.
Bénéficiaires
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Les bénéficiaires cibles sont les petits producteurs de lait et leurs familles ( +/- 9.000 personnes).
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Le second groupe cible est composé de +/- 100 collecteurs.
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Les bénéficiaires indirects sont constitués par la masse des consommateurs, essentiellement dans les catégories les moins favorisées, qui pourront se procurer plus aisément des produits laitiers de meilleure qualité (bactériologique et nutritionnelle).
Activités
L’ensemble du processus d’amélioration de la qualité du lait s’inscrira dans le cadre de la méthode HACCP permettant la réduction des risques physiques, chimiques et bactériologiques depuis l’amont de la filière jusqu’aux consommateurs.
Les axes d’intervention se situent à deux niveaux:
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Au niveau des producteurs de lait: protection sanitaire du cheptel et vulgarisation des mesures hygiéniques, des techniques et équipements pour la conservation du lait.
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Au niveau des collecteurs de lait: hygiène, lutte contre la fraude (mouillage du lait, addition d’antibiotiques) et organisation du circuit de commercialisation.
A terme, l’expérience du projet pourra être étendue à l’ensemble des sites du bassin laitier de Niamey et pourrait servir de base à la mise en ’uvre d’actions similaires dans d’autres centres urbains importants du Niger.
Equipe
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Intervenants sur le terrain :Karkara, ONG locale
Tél.: + (227) 75.52.30
E-mail: camelin@intnet.ne;karkaran@intnet.ne -
Partenaires financiers: DGCD: Direction Générale de la Coopération Belge au Développement
N° 6, rue Bréderode 1000 Bruxelles
Tél: +32 (0) 2 519.02.11, Fax : +32 (0) 2 519.05.85 -
VSF-Belgique
N° 36-38 Avenue Paul Deschanellaan, 1030 Bruxelles
Tél: +32 (0) 2 539.09.89, Fax : +32 (0) 2 539.34.90

